Francois Piquet, art contemporain, Guadeloupe

     
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Pas de bras pas de chocolat.
Techniques mixtes, dimensions variables, 2012
Installation produite pendant une résidence de création en République Dominicaine.

       
 
       
 

Réalisée pour EQUIPAJE COMPARTIDO, une exposition regroupant des artistes de Puerto-Rico, République Dominicaine et Guadeloupe présentée à la Galeria Nacionale de Bellas Artes de Santo-Domingo, c'est une oeuvre collective rassemblant des sculptures de François Piquet et les oeuvres réalisées par des enfants défavorisés participant aux ateliers artistiques animés par celui-ci lors de sa résidence de création à "Los Talleres de Chantal" (fondation caritative Solaidom), à Guayacanes, et s'inscrivant dans le cadre du développement d'un atelier diplômant de couture-confection.

Cette installation matérialise un processus de création contemporaine intégrant à plusieurs niveaux les réalités sociales et les contraintes de production artistique de "la Caraïbe".

C'est une composition narrative abordant le thème identitaire très caribéen du "bagage partagé" sous l'angle de l'histoire commune des îles invitées, de leurs mythes nationaux et de l'imaginaire social, mais en abordant la question centrale du partage, par un principe très simple : partager (découper) littéralement des bagages, en l'occurence une valise, et réaliser l'oeuvre à partir des fragments de son contenu.

       
 
       
 
       
  On peut donc y voir des bagages saccagés, une valise découpée comme un mille-feuille, un colosse en vieilles et pâles toiles de matelas vautré sur le dos comme un touriste saoûl sur une plage, les bras en croix, les mains et la bouche pleines des restes d'un carnage multicolore d'étoffes diverses, étouffé du trop-plein d'appétit. On peut y voir un corps de femme jeune aux formes généreuses, sans tête et sans bras, faite de fragments de vêtements, qui se dresse au milieu de cette grosse bedaine éventrée, cernée de nombreuses petites mains qui se tendent vers sa multitude de seins, parmi des tripes textiles qui se répandent alentour sur le sol et donnent naissance, de-ci de-là, à d'autres petites mains dressées portant les noms des enfants qui les ont réalisées, comme des rhizomes d'espoir ou les promesses du cycle infernal de la cupidité.
       
 
       
 
       
  Elle a été réalisée à partir de vêtements usagés, de tissus et matériels de récupération. Ce parti-pris du textile comme média principal, installé comme une métaphore de l'humain, et le choix de la création en résidence a été choisi en connaissance des possibilités d'accueil et des contraintes de temps et de budget inhérentes à bon nombre d'évènements artistiques des Caraïbes, de par les difficultés accrues de transport et de formalités dans un archipel de nations aux moyens très limités. Les volumes, comme des peaux vidées de leur substance, ont simplement voyagé dans les bagages de François Piquet, en écho au thème de l'exposition.

La volonté de produire une oeuvre en sincérité avec son environnement, par son accessibilité financière, technique et formelle, a pu ainsi se doubler d'une réelle pertinence sociale, traduite par des partenariats avec des fournisseurs et des retombées de communication pour la structure d'accueil, et bien sûr par la valorisation du travail des enfants ayant participé à cette expérience. Ils ont aussi à cette occasion pu voir leurs oeuvres dans le contexte impressionnant de l'exposition à la Galeria Nacionale de Bellas Artes et visiter d'autres musées, lors d'une journée qui fût pour la plupart leur première dans la capitale.

Ce projet, initié de manière très fortuite et mis en place par une conjonction de volontés artistiques et sociales, illustre bien les possibilités de surgissements d'imprévus de la créolisation d'E.Glissant, et la force du désir de rencontres. Nul doute, au vu des contacts établis, qu'il initie des collaborations futures et excitantes entre ses différents acteurs de la Caraïbe.

Remerciements :
El Coleactivo, collectif d'artistes de la République Dominicaine, à l'initiative du projet, et toute son équipe, en particulier Ana de Leon.
Le collectif d'artistes de Puerto-Rico, en particulier William Bass.
Marianne de Tolentino, directrice de la Galeria Nacionale de Bellas Artes.
Chantal de Campos, sa famille, Manon et l'équipe de "Los Talleres de Chantal" et de la fondation caritative Solaidom.
L'Artocarpe, qui a soutenu et porté le projet.
La DAC Guadeloupe.

       
   
       
 
 
   
 
       
       
       
  - résidence de création en République Dominicaine -
       


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