Francois Piquet, art contemporain, Guadeloupe

     
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  Bèf chapé lizin - Devoir de mémoire - la dette - Caricom - Barbarie, l'humanité mise à sac - Unité Kerviel - Dans un fauteuil - En blanc- Extraits -
       
      (dans l'ordre de création)
   
"Bèf chapé lizin"
Acquise par le Conseil Général de Guadeloupe et exposée à "Beauport, pays de la canne", c'est un taureau, symbôle universel de puissance, omniprésent en Guadeloupe, mais éviscéré, vidé de la raison économique qui a conditionné son existence, carcasse industrielle et fétiche africain hypertrophié...
       
   
"Devoir de mémoire"
Acquise par le Conseil Régional de Guadeloupe, c'est un colosse suspendu entre mémoire et oubli, envol et écrasement, un antillais d'aujourd'hui...
       
   
"la dette"
Acquise par le Conseil Régional de Guadeloupe, c'est le pendant de "Devoir de mémoire", le dépossédé oublié et abandonné, celui qui est resté de l'autre côté, amputé lui aussi, pas de sa liberté de déplacement mais de ses capacités d'actions...
       
   
"CARICOM"
Caraïbe et ultralibéralisme, parce que c'est la loi du marché mondial et que pour ne pas mourir il faut devenir un ange de paradis fiscal...
       
   
"Barbarie, l'humanité mise à sac"
Du rapport individuel à la barbarie de masse, au déni d'humanité, et à la puissance et les souffrances qui l'accompagnent...
       
   
"Unité Kerviel"
Sur le danger et l'absurdité des petits soldats de la guerre économique...
       
   
"Dans un fauteuil"
Sur le poids de l'héritage et le prix du pouvoir...
       
   
"En blanc"
Une "promise"
       
   
"Darboussier, extraits"
Les petits formats, les petites mains de Darboussier...
1ers extraits
 
Sur le pont, vous êtes...
       
       
  Parce que la manière est la matière première de l'Art.   Making Off
       
    L'individu comme choix artistique
   
 

J'ai tréssée ma première sculpture lors d'une manifestation d'art contemporain organisée sur le site de Darboussier (Pointe-à-Pitre) par la Maison de l'Architecture de la Guadeloupe, avec des lames de fer provenant d'une ancienne usine de traitement de la canne à sucre où elles servaient au cerclage des tonneaux de rhum.

L'adéquation de l'histoire de ces lames avec l'histoire caribéenne (transportées jusqu'aux antilles pour l'exploitation de la canne, puis abandonnées lorsque cette exploitation ne fût plus rentable), leur lieu de provenance (la principale usine guadeloupéenne de traitement de la canne de 1860 à 1982), en font à mes yeux des matériels lourds de sens pour dresser des portraits de la société antillaise d'aujourd'hui, et de ses problématiques universelles. Par delà la symbolique du tressage, de l'enchevêtrement d'existences, c'est un travail long et très physique qui "transpire" des oeuvres et les charge en humanité.
Ce travail non reproductible (tressage de lames, taille directe) sur des matériels uniques, qui fait de chaque pièce une rencontre unique, est mis au service d'une volonté d'aborder ces thèmes de société du point de vue individuel, de réaliser une galerie de portraits cristallisant ces problématiques à l'échelle de l'humain.
Ce positionnement de l'humain au centre de la création a pour but de créer des oeuvres simples, essentielles et accessibles, qui puissent provoquer un mouvement émotionnel ou intellectuel chez ceux qui les croisent, les faire renaître au doute, à la question de leur vie, de notre monde, et de notre humanité commune.
Ce parti-pris de l'individu, et son universalité sous-jacente, permet d'aborder les problématiques de société sous d'autres angles, sans fournir de réponses mais de nouvelles formalisations, qui peuvent participer de la sculpture sociale chère à J.Beuys, humblement, individuellement.

D'autre part, en fonction du thème formalisé, j'associe et confronte à ces matériels (rendus tous uniques, différents, individuels, par l'action du temps) d'autres matériels de la Caraïbe (des blocs de corail, des aussières de cargo rejetées par la mer, des bois flottés...) aussi uniques et porteurs d'histoires, de souvenirs, d'émotions et de sens.
Ces grandes sculptures sont présentées ensemble lors de l'exposition "LE FER & LA PEAU".


 

 

 

These sculptures are made of braided iron-strips founded in "Darboussier" (which was the most important sugar-cane factory in Guadeloupe, opened from 1860 to 1982) where they used to hoop barrels of rum. These materials are really linked to the carribean history, and i use them to sculpt the traces of the history in the present society.
Beyond the symbolism of braiding, it is a long, physical and not reproducible work that gives a lot of humanity to the sculptures.
I associate and confront these materials (each one is single, different, individual, because of the action of time) to other materials of the Caribbean (blocks of coral, cargo hawsers rejected by the sea, driftwood...) which carry stories, memories, emotions and meaning.

These large sculptures were presented together in the "IRON & SKIN" exhibition.
This positioning of the individual at the center of creation is meant to create simple, essential and accessible forms/Gestalt, which may cause to the visitor emotional and/or intellectual movements, the reviving of doubt, the question of his life in our world and our common humanity. Beyond the symbolism of braiding, it is a long, physical and not reproducible work that gives a lot of humanity to the sculptures.
I associate and confront these materials (each one is single, different, individual, because of the action of time) to other materials of the Caribbean (blocks of coral, cargo hawsers rejected by the sea, driftwood...) which carry stories, memories, emotions and meaning.These large sculptures are presented together in the exhibition "IRON & SKIN".
This positioning of the individual at the center of creation is meant to create simple, essential and accessible forms/Gestalt, which may cause to the visitor emotional and/or intellectual movements, the reviving of doubt, the question of his life in our world and our common humanity.I braided the first one in a contemporary art event held at the site of Darboussier (Pointe-à-Pitre) by the Maison de l'Architecture of Guadeloupe.

       
      Sculptures en lames de fer tréssées (suites de Darboussier)
  - Bèf chapé lizin - Devoir de mémoire - la dette - Caricom - Barbarie, l'humanité mise à sac - Unité Kerviel - Dans un fauteuil - En blanc- Extraits -
       


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