Francois Piquet, art contemporain, Guadeloupe

     
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      Critiques d'Art
     
       
       
       
    Une esthétique du trouble : les sculptures de François PIQUET.
   

Extrait de la revue « Recherches en Esthétique » n°17
« Le trouble », novembre 2011, p. 180 à 189 & Couverture.

Dirigée par Dominique BERTHET et éditée par le CEREAP
(Centre d'Etudes et de Recherches en Esthétique et Arts Plastiques)

Par Scarlett Jesus

   

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« Troublantes », sont aussi ces œuvres qui cherchent à susciter ouvertement des émotions fortes en confrontant le visiteur à la violence, à la torture, ou à la mort, tout en rendant ces œuvres esthétiquement attirantes par leur traitement artistique. Comme le font les poésies de BAUDELAIRE, de telles œuvres libèrent un imaginaire où séduction et répulsion, jouissance et souffrance se côtoient de façon ambigüe.
Le titre Fé et Po (« le Fer et la Peau ») donné aux dernières expositions, nous oriente vers un univers où règnent le Mal et la souffrance. Un univers, hérité d’une histoire esclavagiste puis colonialiste, mettant en scène bourreaux et victimes. Histoire dont l’Antillais a du mal à s’extraire pour se constituer une identité. A l’ARTCHIPEL, les visiteurs jusqu’alors esclaves d’un déni de réalité et plongés dans l’obscurité, comme dans le mythe de la caverne de PLATON, étaient violemment confrontés à un « éblouissement », un trouble leur permettant d’accéder à une co-(n)naissance. Tenter de déplier ces zones d’ombre, ces zones troubles de l’âme humaine peut être dérangeant, douloureux et conduire parfois à une forme de schizophrénie. Cela peut aussi constituer un exorcisme salutaire. C’est cette expérience qu’a vécu René DEPESTRE et à laquelle il convie chacun lorsqu’il écrivit : « Un jour, après avoir beaucoup lu, j'osai regarder clairement le monde (…) La fameuse civilisation moderne maintenait les yeux fermés sur les problèmes essentiels de l'homme. Et aveuglément, à perte de vue, on emprisonnait, torturait, humiliait, zombifiait, racialisait, animalisait, écorchait l'homme partout où il osait lutter pour une humanité réelle ».
A son tour, François PIQUET a entendu ce cri de l’homme que l’on a humilié, zombifié, racialisé. Ses sculptures témoignent de la prise de conscience que cet homme qui crie, comme disait CESAIRE29, « n’est pas un ours qui danse ». A son tour, il se veut agitateur de consciences.

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    L’Univers trouble de François PIQUET.
    Texte paru sur "Gens de la Caraibes" et intégré au catalogue de "LE FER & LA PEAU"

par Scarlett JESUS, critique d'art, janvier 2011.
   

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L’émotion esthétique produite par l’exposition des grandes sculptures de François PIQUET est de même nature que celle éprouvée à la lecture des Fleurs du mal. L’ambigüité de l’émotion (plaisir/dégoût) ressentie face exposition « Le Fer et la peau  n’aurait pu que séduire l’auteur d’une Charogne  qui est aussi celui qui, dans l'Héautontimorouménos affirmait : « Je suis la plaie et le couteau! ». Baudelaire, en inventant la modernité en art, a été l’un des tout premiers à percevoir que l’émotion esthétique avait partie liée avec « le trouble », la plongée dans les zones d’ombre de l’âme humaine. François PIQUET cherche lui aussi à donner forme à l’informe, à ce que l’Antillais porte enfoui au plus profond de lui-même : la souffrance liée à son histoire douloureuse, qui a fait de lui une victime de la violence et du mépris de l’Autre. Mais aussi la fascination à l’égard de cette souffrance. La démarche de François PIQUET est donc courageuse. Elle donne lieu à une création puissante qui s’interroge également sur les problématiques artistiques actuelles : les questions de forme et de représentation, l’interpénétration des différents arts, le choix des grands formats pour « élever » le sujet, le rapport au corps, ou celui encore des matériaux utilisés. C’est donc une très belle exposition. Troublante… et c’est tant mieux ! « Crénom » !

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    "L'art se situe dans l'intervalle, mince comme la peau, qui sépare la vérité du mensonge".
Monzaemon Chikamatsu
   

Texte paru sur "Gens de la Caraibes" et intégré au catalogue de "LE FER & LA PEAU"

par Nathalie Hainaut, critique d'art, Guadeloupe 2011.

   

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Proches du concept d'Art modeste définie par Hervé Di Rosa, artiste contemporain de renom et fondateur du MIAM, Musée International d'Art Modeste installé à Sète, les œuvres de François Piquet sont composées de matières banales à forte valeur émotionnelle et souligne une fois de plus l'importance de la fonction de l'art "d'envahir la vie", pour "la rendre moins dérisoire".

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François Piquet, 25 chemin de la roche, Dubedou, 97118 Saint-François, Guadeloupe - (33)(0)590 47 08 94 - (33)(0)690 36 86 24
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